La fabrication des santons se passe en cinq phases : la création, le moulage, l’ébarbage, la cuisson, et enfin la décoration.

La création :
Une boule d’argile, de l’inspiration découlant d’une patiente observation, de la recherche historique et iconographique, un brin de poésie, beaucoup de patience et de minutie, sont les ingrédients incontournables pour que naisse, des mains de Bernard Fontanille, le santon.
 

Le moulage :
La deuxième phase du processus de fabrication est la réalisation, à partir du sujet créé, du moule en plâtre en deux parties, qui permettra de dupliquer le santon en plusieurs exemplaires par pressage manuel.

L’ébarbage :
Une grande précision et délicatesse sont apportées au travail de l’ébarbage qui se fait sur l’argile encore fraîche. Elle permettra au Santonnier d’affiner sa figurine et de donner vie, par une attitude particulière, à chaque santon.

La cuisson :
Après un séchage de plusieurs jours, les santons sont soigneusement rangés et cuits progressivement dans un four électrique, par palier de températures, jusqu’à 950°. Le four ne sera ouvert qu’après refroidissement complet (environ 48 heures). Les santons en argile sont alors solides et la dernière étape peut intervenir.
 

La décoration :
C’est la partie ultime et la plus délicate de la fabrication, travail important et minutieux, qui donnera au santon sa personnalité. Les teintes sont appliquées délicatement au pinceau et le santon se revêt des couleurs de Provence. Élisabeth Fontanille reste dans les couleurs des vêtements traditionnels des campagnes provençales, tout en apportant un peu de chaleur aux coloris, ainsi qu’une recherche sur les motifs anciens (fleurs, rayures, damas…).
 

Les santons d’Élisabeth et Bernard Fontanille sont souvent pourvus d’accessoires et d’offrandes qui sont rajoutés sur le personnage après le travail de peinture (fusil, lapin, lampe à huile, lanternes…). Ceux-ci suivent le même processus de fabrication que le santon lui-même.